2023 et le re(uh)tour Ă  la photo đź“·

Amoureux des belles images depuis longtemps, j’ai, Ă  diverses reprises, exposĂ© mes photos sur internet. Dans la photo, la limite entre travail professionnel et travail personnel est parfois compliquĂ©e Ă  dĂ©finir : une bonne photo reste une bonne photo.

Je n’ai ainsi jamais trop su avec quel nom et sur quel site exposer ces photos. Au dĂ©but, sur laboiteare.fr, (devenu au fil du temps le site de notre agence web spĂ©cialisĂ©e dans la crĂ©ation de site web et la communication graphique), puis sur des sites sous nom propre ou pseudonymes ou sur les rĂ©seaux sociaux, rien ne me convenait vraiment.

Aujourd’hui, je dĂ©cide d’hĂ©berger ce site dĂ©diĂ© Ă  la photo pro et perso sur ce sous-domaine de mon site https://www.reuhno.fr, qui lui-mĂŞme un site pro un peu plus personnel.

Je ne sais pas si c’est le bon choix, mais cela me permettra d’avoir un espace en ligne et m’affranchir du diktat des rĂ©seaux sociaux (qui peuvent avoir un droit de vie ou de mort sur votre compte et vos photos).

Je ne nie pas la puissance, le cĂ´tĂ© pratique et instantanĂ© des rĂ©seaux, je publie d’ailleurs moi-mĂŞme des photos sur mon compte Instagram (rĂ©seau social que par ailleurs, je n’aime pas) mais qui permet « d’exister » auprès du grand public.

Comme pour beaucoup de choses dans la vie, il faut vivre avec ses contradictions.

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Faire des sites, des photos… et pourquoi pas les deux !?

Si vous voulez connaitre mon cĂ´tĂ© geek, je vous invite Ă  lire ma prĂ©sentation ici. Ce que j’ai omis (volontairement) de prĂ©ciser, c’est que j’ai toujours voulu faire un mĂ©tier « dans l’image ». En me lançant Ă  mon compte en 2008, j’avais mĂŞme l’ambition de me lancer dans la photo.

Finalement, les hasards de la vie, les rencontres (et l’Ă©tat du compte en banque…) ont fait qu’il Ă©tait plus facile pour moi de gagner ma vie en faisant des sites internet que des photos. C’est ainsi qu’au fur et Ă  mesure, j’ai perdu un peu le fil, sans trop renouveler le matĂ©riel, oubliant un peu la technique et en proposant de moins en moins cette prestation Ă  des clients, jusqu’au (presque) nĂ©ant.

Aujourd’hui, il est temps de repartir du bon pied, et je compte vraiment remettre au cĹ“ur de notre mĂ©tier l’image, comme j’aurais voulu le faire initialement. Les annĂ©es ont passĂ© (15 ans dĂ©jĂ  !), les enjeux ne sont plus les mĂŞmes, j’ai donc bon espoir que le dĂ©veloppement de cette activitĂ© soit enfin possible.

Fuji, le déclic

La motivation Ă©tant lĂ , il fallait bien s’Ă©quiper en consĂ©quence. Après avoir possĂ©dĂ© un Nikon D40x, puis rapidement un D90 avec quelques cailloux (Nikkor 35mm f/1.8 – Nikkor 50mm f/1.8 – Tamron 10-24 mm f/3,5-4,5 – ou encore mĂŞme un Peleng 8 mm f3.5, un objectif fisheye biĂ©lorusse un peu OVNI), je me suis peu Ă  peu sĂ©parĂ© de ce matĂ©riel en conservant un unique petit compact expert (Sony RX100) pour quelques photos personnelles.

Aujourd’hui, tout en restant sur du matĂ©riel “amateur expert”, j’ai fait le choix de passer sous Fuji, avec un petit hybride APS-C moyen de gamme (FUJI X-S10) avec un classique, mais nĂ©anmoins essentiel Fujinon 35mm f/2 et un Fujinon 16mm f/2.8. Les puristes aficionados de la marque Fuji diront que cet appareil n’est pas un “vrai” Fuji car il ne dispose pas des traditionnelles molettes de vitesses, ISO… propre Ă  la marque. On est donc sur un appareil avec les plus classiques modes PASM, ce qui ne gâche en rien la qualitĂ© de l’image.

L’appareil offre donc, Ă  l’instar du XT4 ou XT5, son rendu tellement particulier, inspirĂ© des films argentiques, dont la marque maitrise les secrets depuis de nombreuses annĂ©es.

Dans ma tendre enfance, j’ai Ă©tĂ© bercĂ© par les photos argentiques, avant l’arrivĂ©e folle du numĂ©rique. Ces couleurs et ce rendu “grainĂ©” si particuliers sont en partie ce que je recherche. Un type de rendu de photo que j’ai toujours cherchĂ© Ă  reproduire, parfois de façon hasardeuse ou un peu balourde grâce des filtres Photoshop ou Lightroom. Aujourd’hui, grâce au rendu exceptionnel de ces simulations de film Fuji, il est possible de sortir des images dans le rendu que j’aime sans mĂŞme passer par la case “retouche”. C’est d’ailleurs un mouvement sur internet qui peut se retrouver avec l’abrĂ©viation SOOC (Straight Out Of Camera).

Une sorte de retour au passé grâce à la modernité actuelle. Et si on retournait dans le passé ensemble ?

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